Skip to main content

Ferrari et Toyota en têtes au Mans... Porsche, un espoir caché ?

L'an dernier, Porsche avait abordé les 24 Heures du Mans avec une étiquette de favori découlant de son excellent début de saison en WEC, mais l'affrontement avait surtout concerné Ferrari et Toyota. En 2025, le constructeur allemand débarque dans la Sarthe dans une situation bien différente, après trois premières manches très discrètes, trop discrètes.

Porsche reste Porsche, avec son savoir-faire, son expérience, et un prototype LMDh qui a décroché le titre pilotes l'an passé. Une valeur sûre qui, en tenant compte d'une BoP caractéristique au circuit des 24 Heures du Mans, pourrait bien changer la donne. C'est ce à quoi veut croire Kévin Estre , coéquipier de Laurens Vanthoor et Matt Campbell sur la n°6.

"Il faut toujours compter sur Ferrari et Toyota, ça c'est sûr" , reconnaît le pilote français. "Cadillac a toujours une super pointe de vitesse, ils n'ont jamais réussi à concrétiser mais ils sont très forts, avec Jota comme team qui est très fort au Mans, on le sait. Alpine fait un très bon début de saison, Peugeot peut être là..."

"C'est difficile d'établir une hiérarchie. Je pense que les favoris restent sûrement Ferrari et Toyota, et peut-être nous. Ferrari et Toyota restent des valeurs sûres au Mans et ils l'ont prouvé maintes fois par le passé. C'est difficile à dire, j'espère qu'on a amélioré un peu notre package et qu'on arrive à avoir la performance qu'il faut pour gagner cette course."

Kévin Estre le rappelle à juste titre, le début du championnat pourrait presque devenir anecdotique lorsque l'on aborde les 24 Heures du Mans, avec "un circuit complètement différent du reste, où on atteint des vitesses de pointe qui sont 30 à 40 km/h plus élevées que celles des autres circuits du championnat" .

"Il y a une nouvelle BoP, des caractéristiques de circuit différentes, donc ça rebat les cartes, mais on va voir si on arrive à être aussi bon que l'année dernière sur un tour, et un petit peu mieux que l'année dernière sur les longs relais en course."

"On a un nouveau pilote avec Matt, qui remplace André [Lotterer], mais on a les mêmes ingénieurs, les mêmes mécanos, donc il n'y a pas de raison que ça n'aille pas. On sait comment gagner des courses, on sait comment gagner des championnats, il va juste falloir avoir de la performance."

On a prouvé qu'on a les capacités, qu'on a le talent pour gagner de grandes courses.

Kévin Estre lors du Pesage, samedi au Mans.

Photo de: Rainier Ehrhardt

On l'a compris, ce sur quoi Porsche doit s'appuyer pour tenter de décrocher ce qui serait une 20e victoire aux 24 Heures du Mans, c'est ce qui a fait sa force l'an dernier en championnat.

"Nos atouts, ce sont la constance et le fait d'avoir de la fiabilité : on n'a pas eu de problème de fiabilité l'année dernière sur toute la saison, et au Mans non plus, donc je pense que c'est un gros atout" , souligne Kévin Estre. "Autant on a eu pas mal de problèmes la première année, autant l'an dernier c'était super en fiabilité, on n'a pas eu de souci, l'équipe a gagné presque toutes les courses en IMSA, aux États-Unis."

"On a prouvé qu'on a les capacités, qu'on a le talent pour gagner de grandes courses, pour gagner le championnat. Je pense qu'on a fait une très grande course l'an dernier aux 24 Heures du Mans, il nous manquait juste un peu de performance."

"Il y a une grosse concurrence, c'est le cas depuis trois ans mais je pense que cette année, tout le monde est encore un peu plus proche, avec des nouveaux venus l'année dernière qui sont encore en train d'apprendre et de progresser. On voit le début d'année de BMW, d'Alpine, et de Peugeot qui est là de temps en temps, puis il y a Cadillac qui arrive avec quatre voitures. Je pense qu'il y aura une belle baston sur la piste !"

Lire aussi : Les forces en présence au Mans : Porsche, le géant endormi

Comments

Popular posts from this blog

Télévision : Réorganisation de la TNT Ce Vendredi 6 Juin, Dévoilée par l’Arcom

Le vendredi 6 juin 2025, la télévision française a changé de visage. Sous l’impulsion de l’Arcom – l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique – la TNT (Télévision Numérique Terrestre) a été restructurée : canaux déplacés, chaînes disparues, nouvelles venues. Mais au-delà des apparences techniques, ce lifting révèle une opération politique aux allures de stratégie de reconquête. Que cherche vraiment l’Arcom ? L’ARCOM À LA MANŒUVRE : UNE STRATÉGIE DE VISIBILITÉ PUBLIQUE Officiellement, il s’agissait de simplifier la grille et d’améliorer la lisibilité du bouquet gratuit. En réalité, c’est une réorganisation idéologique. La TNT est un espace public : encore regardée par des millions de foyers, surtout les plus âgés ou éloignés du numérique. L’Arcom y voit un terrain stratégique, un dernier bastion à protéger des logiques purement commerciales des plateformes. Dès lors, replacer France 4 en canal 4, au détriment de Canal+ , n’est...

Une caricature de Mahomet dans un examen de français crée un tollé au Manitoba

Le ministère de l'Éducation au Manitoba a supprimé une partie d'un examen en français destiné aux élèves de la 12 e année en immersion. Cette décision a été prise après que des inquiétudes aient été exprimées au sujet d'une image potentiellement offensante qui se trouvait dans le cahier de test. Des élèves se sont même vu offrir de ne pas faire l'examen. Une photo d'une personne tenant une image controversée de Charlie Hebdo avec une caricature du prophète Mahomet, datant de 2011, faisait partie de l'examen. Cette épreuve avait comme thème La liberté d’expression: un bien ou un mal? . Les élèves avaient pour consigne d'écrire un texte argumentatif, en s’appuyant sur plusieurs documents inclus dans la trousse d'examen. Shahania Siddiqui, une défenseuse de longue date de l'éducation contre l'islamophobie, estime que l'utilisation de la caricature est une grave erreur de jugement. J'ai été vraiment ...

La Serbie accusée par la Russie d'armer l'Ukraine et de trahir Moscou

La Russie a accusé la Serbie d'exporter des armes vers l'Ukraine, qualifiant cet acte de "coup de poignard dans le dos" de la part de l'un de ses plus anciens alliés européens. Le Service russe de renseignement extérieur (SVR) a publié jeudi un communiqué affirmant que " les entreprises de défense serbes, contrairement à la "neutralité" déclarée par la Belgrade officielle, continuent de fournir des munitions à Kyiv ". Le communiqué affirme que les exportations d'armes serbes vers l'Ukraine passent par des intermédiaires de l'OTAN, " principalement la République tchèque, la Pologne et la Bulgarie ". " Récemment, des options exotiques impliquant des États africains ont également été utilisées à cette fin ", a ajouté le SVR. Le président serbe Aleksandar Vučić a démenti ces accusations vendredi, affirmant que si le contrat avec la République tchèque existe bien, il ne perme...